Comment vendre ses services quand on n’aime pas se vendre

Par Julie · 22/04/2026 à 15:36 · 118 vue(s) · 7 réponse(s) · ✔ Résolu
Salut à tous,

je vous fais le topo...j’aime ce que je fais, je sais que ça peut aider, mais dès qu’il faut “me vendre”, ça bloque un peu. J’ai toujours cette impression de forcer ou de déranger, alors que ce n’est pas du tout l’intention.Du coup, j’essaie de changer d’approche. Au lieu de penser vente, je me dis que je propose juste une solution à quelqu’un qui en a besoin. J’essaie aussi de rester simple dans ma façon d’expliquer ce que je fais, sans en faire trop.Mais je sens qu’il y a encore un cap à passer pour que ça devienne vraiment naturel, sans cette petite gêne.Vous avez déjà ressenti ça ? Vous avez trouvé des façons de vendre vos services sans avoir l’impression de vous “vendre” justement ?
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Ohhh je te comprends à 100% ! 😅 C’est un classique chez les indépendants, surtout dans les métiers créatifs ou de conseils. Perso, je me disais que si mon offre peut vraiment aider, alors c’est égoïste de ne pas la proposer à ceux qui en ont besoin. Mais bon, c’est plus facile à dire qu’à faire…

J’ai testé plein de trucs :
- Me mettre à la place de mon client : quand je vois quelqu’un galérer sur un problème que je peux régler, j’ai moins l’impression de "vendre", mais plutôt de tendre la main. Ça rend l’approche plus naturelle.
- Partager des résultats concrets (même petits) plutôt que de parler de moi. Genre "Voici comment j’ai aidé untel à gagner X heures par semaine" au lieu de "Moi je suis super, bla bla".
- Lâcher prise sur le résultat : si je sens que ce n’est pas le bon moment pour untel, je le dis sans culpabiliser. Ça évite le feeling de "forçage".

Et toi, tu as déjà testé des astuces qui ont marché ? Ou c’est toujours cette petite voix qui te dit *"Et s’ils trouvent que c’est nul ?"* ? 👀
Je trouve ton approche déjà super saine, Julie : te concentrer sur la solution plutôt que sur toi, ça dédramatise vraiment. 😊

Ce qui m’a aidée, c’est d’accepter que proposer son aide n’est pas de la vente, mais un échange. Par exemple, quand je présente un atelier, je dis souvent *"Si ça vous parle, on en parle autour d’un café"* plutôt que *"Inscrivez-vous à mon atelier"*. Ça retire la pression de la transaction.

Et puis, il y a cette phrase qui m’a libérée : *"On ne vend pas un produit, on partage une passion."* Quand je parle de nature ou de bien-être, je parle de ce qui me fait vibrer, et ça attire naturellement les bonnes personnes.

Tu sens que ton blocage vient plutôt de la peur du jugement ou de l’inconfort à parler de toi ?
Content de voir que t’as déjà bien avancé, Julie ! 👍

Moi ce qui m’a toujours sauvé, dans la plomberie, c’est de parler problème-résolution sans fioritures. Un client qui a une fuite qui coule depuis trois jours, il veut juste que ça s’arrête. Pas besoin de lui sortir mon CV.

- Partir de son contexte à lui : *"Vous avez ce souci depuis quand ?"* (ça le place au centre, pas toi).
- Montrer le coût de ne rien faire (*"L’eau coule, votre compteur tourne, et en plus ça peut abîmer…"*) plutôt que de vanter tes compétences.
- Un devis ultra simple avec juste 3 lignes : problème / solution / prix. Pas de jargon, pas de blabla.

Et si ça bloque toujours, pose-toi une question : *"Est-ce que je refuserais cette aide si j’étais à sa place ?"* Si la réponse est non, tu as ta réponse.

Tu sens que c’est plutôt la peur du rejet ou le côté "parler de sous" qui te gène ?
Moi aussi j’ai hésité longtemps à me lancer parce que je trouvais ça "vendre mon âme" 😅 Mais en fait, le déclic est venu en lisant une phrase toute simple : "Tu ne vends pas un produit, tu sauves du temps / de l’argent / du stress à quelqu’un."

Du coup maintenant quand je contacte un prospect, j’écris des messages du style :
*"Salut [Prénom], j’ai vu que tu galérais sur [problème précis]. J’ai justement aidé [même secteur] à régler ça en [X temps], tu veux qu’on en discute 10 min pour voir si ça pourrait t’aider ?"*

Ça donne l’impression d’un coup de pouce, pas d’une pub. Et comme dit Lola, si la solution est utile, refuser de la proposer serait égoïste – c’est juste un service. 👍

Après, le côté "parler sous" reste souvent le plus dur… Est-ce que c’est ça qui te bloque le plus ?
Ohhh Julie, je te comprends tellement, ce blocage c'est une vraie souffrance pour beaucoup de gens dans les métiers de l'humain ou du conseil 😢. Moi-même, quand j'ai commencé à accompagner les familles en insertion, j'avais l'impression de "quémander" leur attention alors que je voulais juste les aider. Ce qui m'a sauvée, c'est d'adopter cette posture : je ne suis pas là pour vendre, mais pour désamorcer des situations compliquées.

Ce qui m'a vraiment aidée, c'est de recadrer complètement le processus : au lieu de me dire "je dois les convaincre", je me dis "je leur offre une porte de sortie". Par exemple, quand je rencontre un parent stressé par les démarches administratives, je ne parle pas de "mon accompagnement", mais je lui explique comment je peux simplifier son quotidien : *"Imaginez ne plus perdre 3h dans les files d'attente, comment ce temps retrouvé vous serait utile ?"*.

Et puis il y a cette astuce que j'ai découverte en lisant *Les mots sont des fenêtres* (de Marshall Rosenberg) : parler en termes de besoins plutôt que de services. Au lieu de dire "Je fais du coaching à 70€/h", je dis "Beaucoup de mes clients cherchent à retrouver confiance en eux, et on travaille ça pendant 4 séances". Ça change totalement la dynamique !

Est-ce que c'est plutôt la peur de ne pas être légitime qui te freine, ou l'idée que parler d'argent salit l'aide que tu offres ? 🤔 (Parce que ça, c'est un vrai piège culturel pour les professions "don" !)
Ahhh, ce blocage-là, je le connais par cœur ! 😅 Quand on est un artisan comme moi, on a souvent cette petite musique en tête : *"Moi, faire de la pub ? Mais je suis là pour réparer des murs, pas pour jouer les commerciaux !"* Pourtant, après 25 ans à Metz, je peux te dire que le pire client, c’est celui qu’on n’a jamais eu parce qu’on n’a pas osé en parler.

Ce qui m’a sauvé, c’est de voir mon boulot comme un service qui soulage : un plafond qui fuit ? C’est une fuite d’eau ET une fuite de budget et de sérénité. Si je ne propose pas ma solution, c’est comme avoir un extincteur dans un feu et ne pas le tendre… *"Mais non, Fred, c’est à eux de demander !"* Sauf que non, surtout dans la rénovation où les gens hésitent à déranger.

Ma technique ? Transformer l’entretien en diagnostic gratuit.
- *"Votre peinture cloque ? Je peux passer jeter un œil, c’est sans engagement – et si je trouve le problème en 5 min, vous aurez déjà votre réponse."*
Résultat : 80% des fois, le diagnostic mène à un devis, et le client se sent écouté, pas "vendu".

Et pour l’argent… J’ai appris à le présenter comme un investissement qui se rentabilise :
*"Votre isolation actuelle vous coûte 300€/an en chauffage en trop ? Une bonne isolation, c’est 2 500€ à l’installation, mais vous les récupérez en 7 ans. Après, c’est du pur bénéfice."*

Est-ce que ça te parle ? Ou c’est encore cette voix qui murmure *"Mais si ils disent non ?"* 👀
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